Le gingembre - Aromathérapie

Le gingembre - Aromathérapie

Cette épice a été appréciée en tous lieux depuis les temps les plus reculés. Il y a 2000 ans, les Romains l’importaient dans de petites jarres en terre. Le gingembre était une friandise pour les Anciens, en particulier pour ceux, qui possédaient un solide appétit. Dioscoride déclare dans son traité: « le gingembre ne se contente pas de réchauffer et d’attendrir l’estomac mais c’est aussi un excellent antidote. » Les souverains de ce temps accueillaient avec plaisir tout ce qui pouvait prémunir contre le poison. Son nom provient du sanskrit sringa-vera ce qui signifie corps cornu en référence à son rhizome. Les marchands arabes le dénommait zenj, mot par lequel ils désignaient aussi les habitants de la côte est de l’Afrique et d’où vient le nom de « Zanzibar», lieu où les arabes allaient chercher le gingembre.

Le gingembre fut parmi les premières épices orientales à atteindre l’Europe. À l’Université de Salerne en Italie, à l’école de médecine, les étudiants apprenaient la recette d’une vie heureuse : « consommez du gingembre et vous aimerez et serez aimés comme dans votre jeunesse !» L’idée que le gingembre était un aphrodisiaque encouragea les Portugais à le cultiver en Afrique occidentale. Ils en nourrissaient leurs esclaves mâles, afin que la population servile, et donc leurs profits, croissent.

Originaire d’Asie du sud-est, le gingembre est considéré en Ayurvéda comme un remède indispensable et sattvique. La médecine indienne lui donne plusieurs noms sanskrits vishwa-bhesaj, ce qui veut dire médecine universelle ou mahaoshadhi, médecine suprême. Un verset sanskrit le compare à un lion et les maladies aux petits animaux qui s’enfuient dès qu’ils le voient arriver. Les Indiens pensent que le gingembre augmente Agni (le feu digestif) et diminue Ama (les toxines). Pour cette raison il est indispensable pour les défenses immunitaires. Puissant stimulant digestif, respiratoire et nerveux. Il revitalise une mauvaise circulation et dissipe l’inertie tamasique. Associé au miel, il diminuera Kapha, par contre, s’il est associé au sucre roux, il diminuera Pitta et au sel, il diminuera Vata.

Le gingembre est une huile essentielle riche en sesquiterpènes et comme la majorité des essences avec ces composants, elle éveille le sacré en nous. Elle permet à se connecter au MOI supérieur, à l’âme, guide l’esprit vers la lumière. Les souffrances, les blessures, la honte du passé sont des programmes qui créent des charges et des blocages qui empêchent l’esprit de fleurir et de se révéler.

Le parfum de cette essence purifie et dissout les charges du passé pour aligner les corps subtils, transformer la culpabilité, la honte, les peurs et les émotions qui créent des énergies denses dans le corps astral et mental, qui fragilisent le mental et créent de l’insécurité à l’intérieur de soi.

L’huile essentielle et l’hydrolat chauffent le froid de la rate et de l’estomac avec les symptômes suivants: Nausées, vomissements, douleurs à l'estomac et la diarrhée. C’est pourquoi ils sont très conseillés pour les maladies liées à l’humidité: refroidissements, grippe, rhinites, douleurs articulaires. Dans l’art de guérison chinois et indien, le gingembre fait également partie des aphrodisiaques.

En bref, ils réchauffent le coeur pour alléger l’esprit. Cet aspect ressort d’avantage si l’huile essentielle est associée à la cardamome et au bois de santal et permet de diminuer ainsi la susceptibilité.

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