Quand le monde animal rencontre l'âme des plantes

Quand le monde animal rencontre l'âme des plantes

Depuis l’Antiquité, les civilisations et cultures ancestrales voyaient dans les plantes des êtres vivants et complets. Ces populations avaient déjà conscience de la connexion d’âme à âme avec les mondes végétal, minéral et animal. Pour elles, toute matière possédait un champ vibratoire, une aura, et avait la capacité de pouvoir aider et guérir physiquement, émotionnellement et spirituellement.

Au fil des siècles, notre relation au monde animal a évolué. En cheminant à ses côtés, l’être humain prend progressivement conscience de l’importance du bien-être animalier. Une nouvelle vision de la santé holistique pour l’animal apparaît avec une forte demande pour des alternatives plus naturelles.

Les recherches pharmacologiques modernes se sont intéressées aux propriétés physiologiques des plantes pour confirmer leurs bénéfices sur la santé animale.

L’aromathérapie par l’âme des plantes est une vraie ressource en matière de remèdes pour harmoniser non seulement la santé physique mais aussi la santé mentale, émotionnelle et énergétique. Rappelons-nous que les animaux ont chacun leur propre énergie et équilibre. L’environnement, la pollution, le stress et l’énergie collective impactent également leur vitalité, là où les huiles essentielles et hydrolats leur apportent justement de nombreux bienfaits.

Dans ma pratique de naturopathe animalière, j’ai la chance d’observer beaucoup de ces « petits miracles » que l’essence des plantes procure aux animaux et à leur propriétaire.
Les animaux ont une sensibilité et connexion aux huiles essentielles qui dépasse la perception humaine.

Il est possible par le seul biais de l’olfaction de remédier à des déséquilibres et pathologies en quelques séances seulement.Je me souviendrai toujours de ce cheval de 450 kg qui après une première séance par olfaction a retrouvé un souffle beaucoup plus régulier et une nette diminution des symptômes d’allergie respiratoire. La propriétaire a continué une dizaine de jours avec la même synergie pendant environ 2-3 minutes par jour pour arriver à une complète disparition des symptômes et à un confort respiratoire. La synergie était composée entre autres d’estragon (Artemisia dracunculus) aux propriétés antiallergiques et antispasmodiques, ainsi que d’huiles riches en 1.8 cinéol spécialement efficaces dans les traitements respiratoires.

Quelques critères sont néanmoins à prendre en considération pour toute approche thérapeutique avec l’animal incluant les huiles essentielles.
Chaque animal, chaque espèce a ses propres besoins et un métabolisme qui lui est propre. Prenons l’exemple du chat ou du chien dont les récepteurs sensoriels olfactifs sont en moyenne cent fois supérieurs aux nôtres. L’influence des senteurs des huiles essentielles sur leur psychisme par le biais du sens olfactif est extrêmement efficace. Leur muqueuse olfactive absorbe les molécules biochimiques présentes dans les huiles essentielles de manière plus significative que l’humain. Ainsi, il n’est pas anodin de constater que de nombreuses pratiques aromatiques axées sur le sens de l’olfaction donnent des résultats époustouflants sur la résorption de nombreuses pathologies et atteintes physiques de l’animal.

A l’instar, une trop grande concentration de molécules essentielles dans l’air peut troubler l’animal et altérer sa perception de l’environnement. Des approches inspirées de l’automédication prennent alors tout leur sens afin de proposer une découverte sensorielle aromatique non invasive, douce et respectueuse de l’animal.
En cabinet, j’apprécie particulièrement de me laisser guider par l’animal au travers de ses choix. En lui présentant des huiles essentielles et des hydrolats, il me communique beaucoup d’informations non seulement sur son état et ses besoins du moment, mais aussi sur la voie d’administration et le dosage à préconiser.

Il est également surprenant de constater que les animaux ne sélectionnent que très rarement la voie topique pour un remède aromatique, et pour ainsi dire jamais la voie orale. De surcroît, l’animal ne sélectionne pas systématiquement la même essence de plante d’un fournisseur à l’autre. La qualité d’une huile essentielle ou d’un hydrolat est extrêmement importante dans la thérapeutique animale et les critères de réussite d’un traitement aromathérapeutique en dépendent essentiellement.

Autant, les cas de toxicité aux huiles essentielles reportés chez les animaux sont généralement provoqués par l’usage d’huiles essentielles douteuses ou de mauvaise qualité, de même qu’une voie d’administration et un dosage trop invasif pour l’animal et son système métabolique.

La voie olfactive doit donc rester la voie de prédilection pour l’administration des huiles essentielles chez les animaux. Il est rarement souhaitable d’administrer des huiles essentielles par voie orale aux animaux. Dans ce cas on préférera l’usage des hydrolats en cure pour un travail de fond, sur un terrain.

Quant à la voie cutanée, il est bien entendu aussi possible de travailler de manière plus « symptomatique » avec celle-ci. Cette voie nécessite tout de même le respect de quelques règles notamment sur la physiologie de l’espèce traitée, la nature biochimique de l’huile essentielle et du dosage que l’on en fait.

Bien que je privilégie l’automédication lors de mes consultations, il est très fréquent que je m’inspire de cette séance pour démarrer un traitement de fond avec l’animal au moyen de préparations aromathérapeutiques.

Au quotidien, les huiles essentielles et hydrolats ont toute leur place. Par exemple, en cas de rhumatisme chez un animal vieillissant, une cure d’hydrolat d’encens (Boswellia serrata) améliorera son confort. Pour calmer et détendre l’animal stressé, une synergie d’huiles essentielles apaisantes et relaxantes avec de la bergamote (Citrus bergamia), de l’ylang-ylang ou de la lavande (Lavandula angustifolia) calmera et détendra l’animal stressé : l’âme des plantes harmonise et soutient le bien-être général de l’animal. A ce propos, la médecine vétérinaire et la communauté scientifique démontrent un intérêt grandissant pour l’usage des huiles essentielles dans la prise en charge microbienne des animaux en élevage. Cet engouement partagé par de nombreux éleveurs résulte d’une efficacité réelle du pouvoir bactéricide des huiles essentielles en alternative aux remèdes conventionnels.

En soutenant l’immunité et en activant les fonctions physiologiques de l’animal, on peut également réguler la flore intestinale grâce aux propriétés antimicrobiennes de certaines huiles et stimuler la régulation du système nerveux.

Enfin, si je devais citer une plante particulièrement efficace en élevage, ce serait le thym doux linalol (Thymus vulgaris linaloliferum). Cette plante sûre d’utilisation est très efficace, extrêmement bien tolérée et sans contre-indication. Riche en monoterpénols (dont le linalol), c’est un anti-infectieux polyvalent avec des propriétés bactéricides, virucides, fongicides et anti-parasitaires. Utilisable dès la naissance de l’animal, cette huile essentielle peut être utilisée en olfaction ou en appliquant 1 à 2 gouttes sous le ventre du petit. Son hydrolat est également très intéressant par voie orale pour renforcer le système immunitaire : jusqu’à 20 ml / jour pour les animaux de plus de 100 kg, en cures de 3-4 semaines.

Énergétiquement, c’est une plante très équilibrante qui ouvre les chakras du cœur et du thymus. Elle apporte douceur et chaleur et est très indiquée pour un système immunitaire fragile aussi bien au niveau physique qu’énergétique.

Aujourd’hui, l’animal et le végétal occupent une place importante dans notre existence. Avec l’aide des huiles essentielles, j’ai la chance et l’immense gratitude de pouvoir suivre la voie de mon cœur en apportant plus de bien-être aux animaux et à leur propriétaire. Donnez-vous l’opportunité de vous connecter différemment à ces mondes d’une richesse infinie.

Sarah Bosson
Naturopathe animalière certifiée en Aromathérapie & formatrice chez Usha Veda


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Prochains cours - niveau 1:
Chiens & chats : 9+10 février 2023, à Morges
Chevaux et ânes : 11+12 mars 2023, à Morges
Animaux d'élevage (vaches, cochons, poules, moutons, ...) : 1+2 mai 2023, à Morges

Article paru dans le mensuel de la Revue RectoVerseau de novembre 2022
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